

Groupes thérapeutiques pour hommes
en piscine d'eau chaude
TÉMOIGNAGES
J’ai de la gratitude pour cette grande richesse, cette fraternité, cette liberté. Vous nous y invitez et aussi on se permet d’y avoir accès. C’est un cadeau d’ainsi embrasser le monde. C’est une grande chance de pouvoir exprimer ma profondeur à ce moment-là. J’ai vraiment vécu tout cela pleinement et c’était ancrant, renversant, questionnant, doux, fort et puissant. C’est, au fond, ce que j’attendais.
J’y ai ressenti beaucoup de sensations. J’y ai surtout senti, encore une fois, que sur ce chemin il n’y a pas de retour en arrière possible. Et ça c’est d’une grande ouverture. J’ai aussi senti et compris - et ce n’est sans doute que le début de mon intégration - que j’ai à exprimer beaucoup plus et pas seulement une partie de ce que je suis et de ce que je sens.
Je me sens entier, vivant, avec une vitalité qui vrombit en moi, tellement puissante que parfois, ne sachant pas la canaliser, elle pouvait se retourner contre moi. En me permettant d’aller cette fois encore plus loin dans les lâchers, de m’abandonner à mes sensations, mes ressentis, mes branches joyeuses, mes racines profondes. Sans peur du regard de l’autre, et c’est ainsi que je me sens vrai, que je me sens être.
Guillaume, 52 ans.
A 60 ans, j'ai découvert les groupes d’hommes en piscine chaude.
Dans ces ateliers où règne un climat de confiance, je voyage dans ma vie intérieure pour prendre conscience et comprendre mes comportements, mes attitudes, identifier mes ombres et m'aider à savoir où j'en suis. Toute ma vie je me suis accusé, rendu coupable, je me suis tellement manqué, tellement fait de mal. Ici j'ai appris qu'il n'est jamais trop tard pour se réparer. Nous le faisons avec les autres dans la bienveillance. C'est un lieu d'échange dans l'amour fraternel, le respect, nous sommes tous sur des chemins différents, nous partageons simplement. Beaucoup d'activités simples et puissantes, ludiques, douces. L'eau chaude est aussi un vecteur extraordinaire.
Ici je me suis retrouvé, je règle mon intelligence émotionnelle, la puissance ou la faiblesse de mon amour, aussi mes peurs, ma colère qui s'expriment s'évacuent, se canalisent pour faire naître ma lumière intérieure, exprimer ma joie, trouver la paix, Je prends de la hauteur, j'ouvre mon angle de vue. Je prends conscience de mes meurtrières qui servent à jeter des projectiles et à tirer sur les assaillants c'est à dire à combattre dans la relation avec les autres. Je retrouve la joie et je mesure ce qu'elle est. La joie m'inspire, je lui dois mes plus belles œuvres. La joie ne connait pas de frontière ni dans le temps ni dans l'espace. C'est une histoire sans fin que chacun à sa manière réinvente sans cesse."
Dominique, 61 ans.
Je reste touché et bouleversé par ma dernière participation. Je me sens nourri et reconnecté à ma source de vitalité. Une énergie me traverse et m’anime, je me sens vivant !
Accepter la proximité avec les autres, sans la barrière du statut ou des conventions sociales, plonger dans ma vulnérabilité, oser la sensibilité et la douceur avec d’autres hommes me révèle à moi-même et me rend plus fort, pas en termes de puissance mais de stature, d’intériorité, une force qui émerge des entrailles. Et, qu’est-ce qu’il est bon et doux de se mettre en contact avec ses émotions, de les écouter et les laisser se manifester à l'intérieur de soi ! Une expérience fondatrice, mon entourage constate une différence, c’est dire !
Hervé, 50 ans.
Dans tout mon être résonnent encore les sensations de cette journée. Ce n'était pourtant pas ma 1ère expérience. D'abord l'arrivée, les salutations avec les autres participants, le réveil corporel et puis l'on commence alors à expérimenter le contact avec l'autre. Je vais communiquer aux autres quels sont mes besoins, mes attentes, mes limites. Quand viendra mon tour de prendre soin, je vais moi aussi percevoir l'autre et je vais être attentif à ses attentes, ses limites, ses besoins.
A la fin de la journée, comment dire le réconfort, la tendresse, la connexion avec moi-même au travers de la connexion avec les autres ? Des mots qui hors de leur contexte ne veulent plus rien dire et peuvent même inquiéter. Je sors à chaque fois grandi de cette journée. J'y trouve parfois des vieilles blessures, mais c'est pour mieux les réparer. Je soutiens le regard de l'autre et il soutient le mien. Il peut se dire beaucoup de choses au travers d'un regard soutenu.
Patrick, 45 ans.
Les mots sont parfois trop courts pour dire la profondeur de ce qui peut être vécu dans une expérience. Je suis reparti rempli de gratitude pour ces jeux relationnels vécus dans la confiance réciproque. Je réalise combien c’est une chance de pouvoir vivre ces temps de partage entre hommes. Ces contacts, ces portages dans l’eau, ces regards, ces mots qui touchent sont de véritables aides pour que la vie émerge et circule simplement.
J’ai pu trouver beaucoup d’authenticité dans ce que chacun porte, comme si chacun laisser émerger sa réalité avec ses questions, ses besoins, ses doutes, ses aspirations…
Cette expérience a contribué à une prise de conscience sur mon identité d’homme.
Les mots et le corps sont surement beaucoup plus imbriqués que ce que je peux me l’imaginer, répondant et réagissant l’un envers l’autre, comme deux langages qui par moments se rejoignent et redonnent ce sentiment d’exister : sentiment d’être reconnu, d’être compris, d’avoir de la valeur.
Je reste émerveillé de la beauté de chaque homme et de sa capacité à donner, et en même temps de son besoin de recevoir tout aussi profondément ancré en lui.
Jean-Philippe, 48 ans.
Le groupe d’hommes m’apporte beaucoup au niveau de la relation à l’homme, aux hommes mais aussi aux femmes, surtout à ma femme, aux femmes et aux hommes de ma vie car je deviens plus présent, plus à l’écoute de l'autre.
A chaque fois, je ressors réconcilié avec les hommes car la fraternité, l’empathie, règnent entre nous ainsi que le jeu qui me permet de renouer avec mon enfant intérieur et son ouverture à l’innocence, à l’insouciance, à la liberté retrouvée, à la douceur, à l’audace du contact avec d’autres hommes, moi qui viens d’une famille où je serrais la main de mes frères et de mon père…qui ne m’a jamais pris dans ses bras!!!
Bernard, 66 ans.
Je ne pensais pas que je serai rejoint aussi profondément par cette nouvelle expérience. Cela correspond bien à ma démarche d’exploration de ma dimension d’homme dans un groupe, un peu comme un « laboratoire » relationnel.
J’ai pu repérer que je me suis autorisé à respecter l’implication et la distance avec les autres hommes. J’ai pu être plus en écoute de mes réels besoins, les exprimer et ensuite vivre l’échange.
Je suis ému d’être réellement en connexion avec mon être. C’est une nouvelle étape, ou le choix dans ce que je vis, prend tout son sens. Ne plus subir, mais être vraiment là ce qui m’anime.
J’ai conscience que le temps que je prends aujourd’hui pour formaliser est important, car il me permet de réaliser pleinement ce qui s’est passé par le biais du corps et de valider cette expérience importante. J’ai pu accepter de ne pas me cacher et de pas avoir honte de ce que je peux éprouver. Cela m’a réconcilié avec moi-même, en traversant la peur d’être pris en faute.
Maxime, 46 ans.
J'étais réticent pour venir car j'avais peur de rencontrer de nouvelles personnes. Cela peut paraître surprenant car à mon travail je rencontre beaucoup de monde. Avec vous j'ai pris conscience que j'ai beaucoup de mal pour aller vers l'autre, cela m'est très difficile.
Vous nous proposez des exercices simples et d'une grande profondeur. Face à la simplicité que vous proposez je me retrouve face à la complexité de mon être.
J'ai pris conscience que je suis très marqué par l'image que j'offre aux autres et cela me bloque. Pendant des années j'ai souffert d'être différent. J'ai toujours voulu être discret, effacé pour qu'on ne remarque pas ma différence. Dimanche dernier j'ai osé lever les bras pour danser. Cela peut paraître anodin mais pour moi cela représente beaucoup, c'est le commencement d'une libération.
Luc, 52 ans.
En contrepartie d’un trop-plein de présence féminine (mère, grand-mère, sœurs) devenu envahissant, dépossédant, intrusif, je découvre une possibilité de contact avec les hommes, spontané, gratuit, sans calcul, facile. J’ai le sentiment d’avoir trouvé ici l’antidote à des situations de l’enfance ressenties comme toxiques. Cela me remet en équilibre, en paix avec ma peau, me remplit de tranquillité, j’éprouve même un sentiment de satiété bienfaisant.
Je me plais dans l’eau ; mais alors qu’en piscine il faut s’agiter, nager, ici, dans l’eau chaude, il y a juste le flottement, se laisser aller sans avoir à bouger beaucoup.
J’ai vécu une relaxation complète, à un tel point, c’est fort ! Une sensation de confort, la possibilité de se laisser aller entièrement, aucun effort à fournir. Quelle expérience !
Jimmy, 57 ans.
Ce groupe est pour moi une reconnexion avec mon masculin et une reconnaissance de celui-ci.
J'aime ce côté expérimental, il n'y a pas de technique, de chose figée mais une vraie inventivité au niveau des pratiques corporelles proposées. J’apprécie l'association des exercices hors et dans l'eau qui permet de combiner le côté terrien et aquatique Je me sens plus proche de mon corps il y a une véritable intuition du corps qui s'est développée chez moi depuis que je viens aux groupes.
Cet atelier m'a affirmé dans qui je suis corporellement et aussi psychiquement. J’ai appris à lâcher prise et cela me donne plus de souplesse. C’est devenu une ressource qui m’accompagne dans mon quotidien. Cela me permet d'intégrer de mieux en mieux mon identité corporelle. Les temps de paroles et d'écoute m'apportent beaucoup.
Vincent, 30 ans.
J’ai participé à ce groupe pendant 3 ans, et si je regarde en arrière, les premières fois où j’y allais, que de changements!
J’y étais arrivé avec mes peurs des hommes, j’avais de par mon histoire familiale les croyances qu’un homme, c’est dangereux, un homme, c’est violent.
Au cours de ces 3 années, j’ai appris à lâcher prise au contact des hommes du groupe, et à changer mon regard sur les hommes.
J’ai appris à me laisser porter dans l’eau par eux, à me laisser masser et à les porter, les masser, tout cela dans une douceur d’homme.
J’ai appris à danser avec mon corps à côté d’hommes.
Merci à tous les hommes que j’ai rencontrés durant ces 3 années, et avec qui j’ai vécu des moments forts de partages et de douceur, »
Gilles, 55 ans.
Comment accéder aux sensations et ressentis à travers mon corps physique ?
Mon parcours de vie m’avait amené à me protéger et mettre en place des carapaces les unes sur les autres ; mon corps mental s’était renforcé pour me permettre de tenir debout. Durant de nombreuses années, j’avais essayé de trouver des réponses au fil de travaux thérapeutiques et là, force était de constater qu’un de mes 5 sens n’avait pas été sollicité : le toucher.
Toucher et me laisser toucher, ce n’était pas gagné !
La première fois que j’ai rejoint le groupe d’hommes, je contrôlais tout ; j’observais. Qui étaient ces hommes, que pouvais-je leur apporter ? Donner je savais, mais recevoir…
Cela passait par mon corps que je n’avais jamais aimé, bafoué dans l’enfance et l’adolescence, mon corps en manque de tendresse de l’autre, que j’ai voulu ensuite modifier pour être désiré mais sans jamais vraiment être satisfait.
Trouver ma juste place en acceptant ce corps tel qu’il aujourd’hui, l’âge venu, accepter cette nouvelle image, la regarder en face et aussi ressentir les émotions provoquées par le contact physique et l’interaction avec les autres hommes.
Oser vivre dans mon corps d’homme, me laisser toucher au contact des peaux avec de la tendresse, de la force, de la douceur, de la sensualité. Ce faisant j’ai pu rencontrer et recevoir les caresses du père, les serrements du frère manquant et cela m’a nourri, réparé.
Passé d’un état bourré d’appréhensions avec mes barrières de protection et obtenir un lâcher-prise progressif est déjà un résultat tangible. Mon corps se libère et j’accepte d’être touché.
Guillaume, 63 ans.
Après un temps de recul, cette journée a été bien riche pour m'aider à me positionner dans ma relation aux autres. J’'ai été un peu bousculé par un toucher qui n’était pas ajusté pour moi. J'en retire quelque chose de constructif pour moi même : ne pas me sentir coupable de l'intention de l'autre sur moi.
Cela vient réveiller des souvenirs de relations passées qui ont été abusives avec des situations où j'ai subi, où je me suis replié dans le silence. Aussi cela fait émerger ma difficulté à ne pas répondre à une sollicitation sans culpabilité : difficulté de dire non, par peur du rejet.
Ces expérimentations m'aident énormément dans mon travail relationnel.
Je vous suis reconnaissant de cet espace sécurisé où j'ai pu explorer des zones d'inconfort, ce qui me semble nécessaire pour m'affirmer en tant qu’homme.
Eric, 45 ans.
J’ai vécu une expérience exceptionnelle, unique.
Un petit groupe d’homme, avec des sensibilités différentes, des énergies singulières ; un cadre intimiste ; un bassin d’eau chaude.
Mon désir de me relâcher, me laisser aller en toute sécurité ; aller à la rencontre de l’autre que moi.
Faire émerger la sensibilité de l’homme que je suis ; Toucher la part féminine sans être jugé. Explorer mes propres limites dans le respect réciproque et avoir un échange avec mon P(ai)re. Voilà quelques richesses de cette aventure. »
Hugues, 40 ans.
Je me souviens de la manière dont j’y suis allé la première fois, avec plaisir et appréhension. J’avais pu au préalable posé des mots sur mes peurs.
Le travail au masculin est quelque chose que je connais pour en faire depuis quelques années maintenant. Le travail en piscine d’eau chaude, je l’avais approché lors de diverses formations, j’avais pu explorer le sensoriel, le « doux » de l’eau chaude, l’enveloppant, la découverte, l’inconnu, à chaque fois dans un cadre bien établi. En allant à ce groupe, je me disais que je pouvais rencontrer tout cela à nouveau, cette fois ci avec des hommes.
J’y ai confronté mes peurs d’être touché par d’autres hommes, et j’ai été touché corporellement et aussi émotionnellement.
J’y ai trouvé de la légèreté, de la rigueur, du lâcher, de la confiance. J’y ai trouvé une manière d’être qui se renouvelle sans cesse…. Beaucoup de bienveillance, le sentiment du fraternel, du solidaire, du sens, des valeurs, de l’aller vers et de la retenue aussi dans un même mouvement.
Thierry, 46 ans.
J'ai vécu une cession pleine de surprises quand à la question autour de mon identité d'homme. Elle est venue compléter mes différentes démarches. C'est en écoutant les autres participants que cela m'a rejoint dans ma propre recherche d'identité et de positionnement vis-à-vis des autres.
Je prends conscience combien le contact viens révéler mon histoire dans ce qui a souvent bloqué : le sentiment de ne pas correspondre à ce que les autres semblent vouloir de moi en commençant par mes parents avec pour conséquence de me sentir enfermé et divisé. Je me suis reconnu dans les différents hommes avec leur peur, leur désir, leur besoin de reconnaissance....
J'ai ri, j'ai joué, j'ai partagé des moments particuliers avec ces hommes qui sont devenus familiers.
De nature plutôt attentiste et replié dans les relations, je me suis risqué à être plus actif dans le contact avec mes gestes et mon attitude.
Pierre, 52 ans.